L’eID ne sera utilisée avec succès dans une entreprise que si elle a quelque chose à y gagner. Un environnement juridique et technique plus stable doit encore venir. Ce sont les conclusions d’une enquête qu’a fait exécuter le SPF Economie pour étudier les possibilités économiques et l’eID et de la signature électronique. Cette enquête passe […]

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L’eID ne sera utilisée avec succès dans une entreprise que si elle a quelque chose à y gagner. Un environnement juridique et technique plus stable doit encore venir. Ce sont les conclusions d’une enquête qu’a fait exécuter le SPF Economie pour étudier les possibilités économiques et l’eID et de la signature électronique.
Cette enquête passe en revue une série d’aspects qui garantissent ou non que les citoyens et les entreprises se servent de l’eID. Il y a au niveau juridique une large imprécision sur ce que l’on peut faire ou non. Il est notamment impossible de lire l’eID sans lire aussi le numéro de registre national qui ne doit pas être consulté d’un point de vue juridique et qui suscite dès lors des doutes pour les chefs d’entreprise.
La législation elle-même est insuffisante quand il s’agit de standards, de mandats, de timstamping (horodatage) et d’archivage électronique. Et il n’est pas toujours clair des avoir exactement quand il y a une violation de la vie privée, qui constitue un problème surtout pour les organisations internationales et le commerce entre consommateurs.
 

Situation win-win
Pour les chefs d’entreprise, il est surtout important que l’eID et la signature électronique apportent quelque chose avant d’être mises en œuvre. La carte doit donc garantir plus d’automatisation pour gagner du temps et des coûts. En ce moment, ce n’est pas le cas parce qu’il faut toujours une version sur papier de tout document signé électroniquement.
 

Confusion des citoyens
Les citoyens ne sont pas spécialement ouverts à l’eID. La nécessité de se procurer un lecteur de carte et d’installer un logiciel complique les choses. Des termes comme middleware, authentification et certification découragent les utilisateurs. Tout comme les entreprises, le citoyen doit comprendre l’intérêt d’une application, par exemple parce qu’elle réduit la paperasse ou permet de traiter des questions administratives chez soi.
En dehors de l’aspect technique, il y a une série de questions qui n’incitent pas à utiliser l’eID. Nombreux sont ceux qui pensent que la carte d’identité électronique contient des données sur leur profil social. Alors que les informations disponibles ne diffèrent en rien de l’ancienne carte d’identité.
 

Nécessité d’une meilleure commuication
Cette enquête plaide pour une approche intégrée sur la base d’une communication centralisée en direction des citoyens et des entreprises. Avec un point de contact central pour tous les services. D’un point de vue juridique, une réglementation compréhensible sur l’eID et la signature électronique exige des normes stables et contraignantes.
Au niveau technique, l’enquête réclame surtout une autre politique sur le middleware. Elle devra être adaptée aux besoins des chefs d’entreprise. Le nombre de versions devra être limité, et quand une nouvelle version sortira, une bonne communication sur les nouvelles modifications devra l’accompagner. Un helpdesk et des lecteurs de carte bon marché (ou gratuits) pourront peut-être encourager les chefs d’entreprise.

 

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