"Ces 50 dernières années, il y a eu trois grands crashes technologiques, et cette crise n’en fait pas partie", explique John Gantz, chercheur de haut niveau chez IDC. A Las Vegas, il a affirmé que l’IT pouvait aujourd’hui tirer les fruits de la crise économique. En tant que chief research officer en poste depuis de […]

Advertentie

"Ces 50 dernières années, il y a eu trois grands crashes technologiques, et cette crise n’en fait pas partie", explique John Gantz, chercheur de haut niveau chez IDC. A Las Vegas, il a affirmé que l’IT pouvait aujourd’hui tirer les fruits de la crise économique.

En tant que chief research officer en poste depuis de longues années chez IDC, J. Gantz affirme avoir une bonne vision de la crise qui frappe l’économie mondiale. Sur le podium de la conférence Citrix Synergy à Las Vegas, il a voulu rassurer le monde IT. “Si le passé nous a appris une chose, c’est que l’IT ne suit pas la conjoncture”, a-t-il expliqué. 

L’IT a sa propre volonté
Pour illustrer cette affirmation, il a recouru à des graphiques représentant l’activité économique globale et les dépenses IT sur ses 50 dernières années. Et la conclusion était claire: quand l’économie va mal, le secteur IT se porte très bien. Et inversement. “2002 a été une année catastrophique pour l’IT, mais la conjoncture était pourtant bonne. L’IT ne suit pas la conjoncture.”

L’analyste a affirmé que l’IT se trouvait à un moment clef. “Quand il y a une crise économique, elle est toujours suivie par une longue période durant laquelle les dépenses IT augmentent”, a-t-il, expliqué. Et de renvoyer à des entreprises comme IBM, HP et Sun, qui se montrent toutes en période de difficultés économiques. 

Profiter de la renaissance
Mais les départements IT doivent aborder cette période intelligemment, parce que des défis devront être relevés dans les quatre prochaines années. IDC prévoit que le personnel IT ne progressera que de 10% au niveau mondial. Il faudra faire plus avec moins de moyens, dans le secteur IT aussi.

Et les évolutions technologiques seront également importantes. Le nombre de serveurs va doubler dans les quatre prochaines années, même s’il s’agira surtout de serveurs virtuels – le nombre de serveurs physiques va même diminuer. Les données mobiles vont exploser, avec un triplement, et le nombre de données sera multiplié par cinq.

Beaucoup de défis pour l’IT, donc, mais aussi beaucoup d’opportunités. “Les quatre prochaines années seront une “once in a career opportunity”, conclut-il.

 

Advertentie