Acer poursuit sa stratégie de croissance. Le groupe élargit ses activités sur le marché des serveurs et convoite aussi une sérieuse part de marché avec ses smartphones. Dans le Benelux, Acer Group a terminé la seconde moitié de 2009 comme fournisseur possédant le plus grand volume combiné de PC de bureau, de PC portables et […]

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Acer poursuit sa stratégie de croissance. Le groupe élargit ses activités sur le marché des serveurs et convoite aussi une sérieuse part de marché avec ses smartphones.

Dans le Benelux, Acer Group a terminé la seconde moitié de 2009 comme fournisseur possédant le plus grand volume combiné de PC de bureau, de PC portables et de miniportables. Au niveau mondial, le groupe est numéro deux, derrière HP. Au cours de ces dernières années, Acer Group a clairement élaboré une stratégie multimarque. La marque Acer s’adresse aussi bien aux consommateurs qu’au marché professionnel, mais avec des portefeuilles différents. L’offre de Packard Bell est conçue pour le client qui recherche un trendy lifestyle. Il y a encore eMachines, qui cible le segment de prix inférieur, et Gateway pour le segment supérieur du marché professionnel. Gateway est depuis longtemps déjà un nom connu aux Etats-Unis. Le printemps 2010 verra l’introduction de la marque en Europe. Cela se fera d’ailleurs – tout comme chez Packard Bell – via une business unit séparée.
 
2010 sera plus que jamais pour Acer l’année de la diversification. La société attend notamment énormément de ses smartphones. “Nous misons à fond sur la mobilité”, déclare Marc Pauly, country manager Benelux chez Acer. “Nous proposons déjà des notebooks et netbooks depuis longtemps. Avec les smartphones, nous complétons l’offre mobile.” La distribution des téléphones se déroulera à la fois via les canaux classiques et via les opérateurs télécoms. “Maintenant que le marché des télécoms est ouvert à la vente groupée en Belgique, nous attendons une importante relance de ce côté.” Acer examine en ce moment avec quel opérateur elle va s’associer. Pour ce qui est du partenariat récemment terminé avec Hitachi Data Systems, le canal indirect reprend le rôle principal. Hitachi propose des solutions de stockage pour le marché des serveurs. “Nous ne poursuivons pas avec Acer comme marque de serveur. Nous avons Gateway pour nous focaliser sur le marché des serveurs. Nous le ferons via notre réseaux de top resellers.”

Apprivoiser tous les marchés

Tandis qu’Acer étend largement son offre, la société veut aussi toucher un marché le plus vaste possible. “Le consommateur, la PME et l’entreprise ont pour nous la même importance”, affirme M. Pauly. “Notre devise est claire: go big or go home.” Acer n’est pas intéressée par un rôle d’acteur de niche. La société recherche le volume dans chaque segment. Elle se fait forte de réussir à toucher tous les groupes cibles grâce à son portefeuille de marques et de produits. Acer ne manque donc pas non plus d’ambition. “Avec nos smartphones, nous voulons nous hisser dans le Top 5 du marché. Idem pour Gateway dans le segment supérieur du marché des serveurs professionnel. Avec la marque Acer, nous voulons nous maintenir dans le Top 3 dans le segment des PME et SOHO (small office & home office).” Acer s’est déjà pas mal débrouillée en 2009. La société a réussi à augmenter sa part de marché. Cela n’a toutefois pas débouché sur une hausse du chiffre d’affaires en raison de la baisse des prix de vente. “2009 n’a pas été une bonne année, mais nous avons su limiter les dégâts. Nous avons fait des bénéfices et il n’y a pas eu de licenciements. Nous en attendons cependant clairement plus de 2010.”
 
Acer compte bien sûr ici aussi sur le canal indirect. Ainsi, la société ne commercialise volontairement pas une partie de ses produits via le grand magasin, mais uniquement via le reseller. Les produits qui sont effectivement disponibles via les deux canaux ont des prix les plus semblables possibles. “Nous ne jouons pas sur le prix”, confirme M. Pauly. “Le reseller doit surtout se concentrer sur la valeur ajoutée. Il ne doit pas simplement se contenter de fournir une boîte nue, il doit aussi se charger de la consultance, de l’installation, de la maintenance, etc. Le reseller belge profite pour l’instant encore du fait que la vente en ligne est encore assez rare. Aux Pays-Bas, la vente en ligne a déjà percé, ce qui met encore plus les prix sous pression. Nous continuons en tout cas à considérer le reseller comme un véritable partenaire, comme un prolongement de notre propre organisation. Nous continuons donc à peaufiner le support du reseller. Et plus nous recevons d’informations à ce sujet en provenance du client final, plus nous pouvons faire correspondre notre support à ses besoins.”