Iris a réalisé lors du dernier semestre des résultats relativement positifs. La marge brute a augmenté par rapport à l’an dernier, mais le bénéfice baisse à cause de la hausse des coûts. "Nous ne voulions pas économiser sur nos activités importantes, sur le personnel", explique le management. Iris a réalisé au dernier semestre une marge […]

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Iris a réalisé lors du dernier semestre des résultats relativement positifs. La marge brute a augmenté par rapport à l’an dernier, mais le bénéfice baisse à cause de la hausse des coûts. "Nous ne voulions pas économiser sur nos activités importantes, sur le personnel", explique le management.
Iris a réalisé au dernier semestre une marge brute de 29,7 millions d’euros. Il y a un an, elle atteignait 28,4 millions. Le chiffre d’affaires passe de 58,8 à 50,4 millions d’euros, mais ce n’est pas beaucoup d’après le CEO Etienne Van de Kerckhove: “Les revenus généras par le matériel sont très irréguliers et ne représentent pas une marge élevée.”
Iris est satisfaite de ce résultat. “La rentabilité de l’entreprise reste bonne dans un contexte de crise grave”, explique le communiqué de presse.
Le bénéfice final baisse par rapport à l’an dernier, parce qu’une série de coûts sont en augmentation. Trois quarts de ces coûts sont représentés chez Iris par le personnel. Le management a décidé de ne pas y toucher, parce que le personnel est le moteur du rétablissement de l’entreprise, après la crise.
 

Concentration sur le B2B
Entre 15 et 20% des bénéfices d’Iris proviennent des logiciels, le reste des services et du matériel. Les services pèsent lourd sur les résultats, car Iris emploie 500 personnes à la prestation de services.
Lors de l’annonce de ses résultats, Iris a surtout insisté sur le chiffre d’affaires du marché professionnel. Il progresse en effet nettement plus vite que les ventes aux consommateurs. Et l’entreprise investit également davantage dans cette croissance, tant naturelle que via des reprises. La division consommateurs progressent également, mais à un tempo moins rapide.

 
Marché sous pression
Le marché de l’enterprise content management a été sous pression lors du dernier semestre, explique Etienne Van de Kerckhove: “Les banques, notre second grand groupe de clients, n’investit plus, même si un projet est rentable dans la même année.”
Iris estime cependant qu’il y a du positif. Les banques commencent à changer d’attitude, d’après E. Van de Kerckhove. Reste à savoir si les commandes éventuelles se feront encore en 2009.

Un euro sur trois en Belgique
Iris a récemment décroché une série de grands contrats en Belgique. Pour la SNCB, l’entreprise va mener un des plus grands projets européens d’enterprise content management. Elle va également se charger d’un grand projet de gestion de documents pour le SPF Finances.
Un euro sur trois est réalisé en Belgique, chez Iris. Cette proportion devrait baisser, estime E. Van de Kerckhove. Plus de contrats devraient venir de l’étranger.